Ségolène Royal n'a pas souhaité donner l'identité des marques concernées. Mais après la révélation la semaine dernière que Renault "dépassait les normes" antipollution, la ministre de l'Ecologie n'a pas caché que d'autres constructeurs pouvaient être dans le même cas.
Sur le plateau d'iTélé, la ministre a ainsi indiqué que des dirigeants de "fabricants étrangers notamment" avaient accepté de venir s'expliquer devant la commission technique indépendante mise en place par le gouvernement pour vérifier si les constructeurs respectent les standards en vigueur. Ségolène Royal avait déjà indiqué le 14 janvier que les premières conclusions rendues par cette commission avaient montré un "dépassement de normes" pour le CO2 et les oxydes d'azote chez Renault, et "plusieurs" marques étrangères qu'elles n'avaient déjà pas voulu nommer.
Opel, Ford, Mercedes ciblés
"Les résultats des tests seront rendus publics" après les auditions de ces constructeurs étrangers, a indiqué la ministre à l'antenne d'iTélé. "Ils auront intérêt de toute façon (à ce que ce soit public, ndlr), les gens n'acceptent plus que l'on cache des choses, que l'on ne sache pas", a-t-elle ajouté.
Selon Le Canard Enchaîné, les groupes visés sont Opel, Ford et Mercedes. Interrogée sur la possibilité que "trois autres constructeurs en plus de Renault" soient mis en cause, la ministre a répondu: "C'est peut-être plus, dans la mesure où là, nous avons testé 8 constructeurs", et "il en reste 4 à tester dans les semaines qui viennent".

Des véhicules du constructeur automobile Renault, le 15 janvier 2016 à Saint-Herblain
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La commission mise en place par le gouvernement après le scandale Volkswagen, qui doit au total mesurer les rejets de 100 véhicules, a désormais effectué des tests sur "un échantillon de 22 véhicules", a précisé la ministre mercredi.
Le groupe français Renault a d'ores et déjà été contraint de rappeler plus de 15.000 véhicules à la suite d'une "erreur de calibrage" de certains moteurs diesel. "Pour la première fois, il y a une transparence sur la réalité de la pollution", s'est félicité la ministre. "Rien n'aurait été pire que la suspicion et que le manque de transparence et que le refus de Renault de venir s'expliquer", a-t-elle par ailleurs relevé.
