J'ai connu un commercial qui turbinait douze heures par jour et aimait ça. J'ai aussi vu des ateliers déserts à 17 h 01 - parce que dix minutes plus tard, les techniciens étaient au local des Restos du coeur ou à leur association sportive. " Bruno Ketterer l'affirme, il n'y a pas de modèle absolu pour bien organiser sa journée.

Chacun son planning. " Tous ces gens savent gérer leur temps, affirme Bruno Ketterer. En revanche, si on n'est pas au clair avec soi-même, tous les stages, agendas et PDA [agendas électroniques] du monde ne serviront à rien. On ne peut pas, on ne doit pas tout réussir. Le stress survient quand tout paraît important. Demandez-vous donc ce qui est essentiel pour vous : travail, enfants, projet personnel... en sachant qu'il n'y a pas de mauvais choix. "

Gare au " présentéisme ". " Pour bien s'organiser, il faut savoir résister à la pression extérieure, considère Pierre Sahut. Répéter "Je ne touche plus terre", est peut-être bien vu de ses pairs, mais ce n'est un gage ni de sérénité, ni d'efficacité. D'ailleurs, si en France il est bien vu de traîner tard au bureau, pour un Allemand, c'est un constat d'échec. "

Respirez. Un salarié organisé ne se lance pas dans l'action dès qu'il reçoit un ordre ou un appel. " Il s'agit de faire la bonne chose, plutôt que de bien faire les choses ", rappelle Bruno Ketterer.

Suivez votre horloge interne. " 99 % des gens suivent une courbe bien précise au fil de la journée ", souligne le spécialiste :

de 6 heures à 10 heures : les performances augmentent. C'est le moment idéal pour une tâche compliquée ;

de 10 heures à 15 heures : on est sur une pente descendante. C'est le temps des rendez-vous de routine, du courrier, du rangement ; de 15 heures à 21 heures : la vigilance remonte ;

de minuit à 4 heures : pour les Orientaux, ce sont " les heures du diable ", on n'est bon à rien ou presque.