Les négociations sur le dialogue social, qui traiteront notamment des seuils sociaux, s'ouvriront "au plus tard début octobre", a indiqué mardi le représentant du Medef Jean-François Pilliard, à l'issue d'une réunion patronat-syndicats pour fixer l'agenda social.
Cadence. Cette négociation devra être "conclue d'ici la fin de l'année", comme l'a demandé le gouvernement, a-t-il précisé, après la rencontre au siège du Medef de trois organisations patronales (Medef, CGPME, UPA) et des cinq syndicats représentatifs (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC).
Elle se concentrera sur le délicat sujet des seuils, qui multiplient les obligations des entreprises quand leurs effectifs augmentent et sont vus comme un frein à l'embauche par le patronat, un sujet qui suscite l'hostilité des syndicats. Mais pas seulement.
Elle portera aussi sur l'amélioration du fonctionnement des instances de représentation du personnel et l'amélioration du parcours professionnel des représentants du personnel.
Calendes. Les syndicats ont regretté mardi une certaine "frilosité" patronale sur les questions de l'emploi, déplorant l'absence de projets de négociations sur le chômage longue durée ou l'emploi des jeunes. Hervé Garnier (CFDT) a dénoncé un "patronat un peu frileux" sur ces questions, son homologue de la CGT Eric Aubin déplorant que sur les ruptures conventionnelles ou le chômage longue durée, "on nous renvoie aux calendes grecques". "C'est un peu une pièce de théâtre une fois de plus", a regretté Eric Aubin. M. Pilliard a mis en avant pour sa part le fait que sur ces sujets, il fallait d'abord faire un état des lieux, insistant sur le fait que la négociation n'était pas pour autant exclue.
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