, , , , (bientôt rebaptisée la Propulserie), La Ruche, ), Beeotop... Venus des Etats-Unis, avec le développement des nouvelles technologies et du e-commerce, les espaces de travail " collaboratifs " ou " coworking " gagnent du terrain en France. Près d'une soixantaine de bureaux de ce type sont recensés dans l'Hexagone dont une trentaine en Ile-de-France. Avec à la clef, la possibilité de louer un bureau à la carte (à la journée, demi-journée ou au mois), d'organiser des événements ponctuels (séminaires, soirées de lancement) ou de retenir des salles de réunion. Voire de participer à des conférences (fiscalité, propriété intellectuelle, vidéosurveillance, crowdfunding...). Les prix varient en fonction de la réservation, de 7 à 10 euros environ pour une demi-journée ; de 10 à 35 euros la journée, ou de 200 à 300 euros pour une réservation mensuelle.

Un outil de travail bon marché et livrés clés en main (équipé d'Internet à haut débit et d'imprimante). Pour répondre aux besoins " des indépendants, âgés de 25 à 50 ans, désireux de ne plus travailler dans leur coin, assure Samya Zouari, office manager au sein de Mutinerie, qui a accueilli, depuis son ouverture, en mars dernier, une soixantaine de personnes. Jeunes entrepreneurs, consultants, développeurs, graphistes, journalistes, designers, architectes...". Mais aussi quelques salariés, en télétravail.

Autres atouts : ces open spaces permettent également de troquer des compétences favorisant le travail collaboratif. " Ici, on échange des conseils, on discute sur des projets professionnels tout en générant des synergies communes ", poursuit Samya Zouari. Un graphiste donne un coup de main à un développeur ; un designer cogite avec un architecte.

Sans hiérarchie, ni compétition, loin de l'atmosphère du bureau telle qu'on la connaît. " On se sent chez soi mais aussi au travail, avec des rapports d'égal à égal. Et le sentiment d'être en " famille " ou entre amis ".

Particularité : en France, ces lieux peuvent bénéficier d'aides publiques. En Ile-de-France, par exemple, un premier appel à projets, doté de 830 000 euros, en juillet dernier, a permis l'ouverture de 14 nouveaux lieux, parmi 32 dossiers déposés par des associations ou des collectivités locales. Un nouvel appel à projets d'un montant équivalent vient être lancé ces jours-ci. Avec à la clef, une aide maximale de 100 000 euros, couvrant environ 50% du montant des dépenses d'investissement : achat de mobilier, aménagement du lieu ou infrastructure réseau... Soit une aide pour l'amorçage des projets, afin " d'améliorer les conditions de travail sur le territoire francilien ": réduction des transports, pour les télétravailleurs, de la pollution dans les centres urbains...