Abandon de poste ou simple "pause pipi"? Un salarié d'un restaurant McDonald's de Nîmes, dans le Gard, a saisi le conseil des prud'hommes de la ville pour contester son récent licenciement, raconte Le Parisien (en accès abonné).

D'après le quotidien, son employeur lui reproche de s'être accordé une pause, début juillet, sans autorisation de son supérieur, alors qu'il était sensé servir. Le jeune homme assure au contraire qu'il n'a fait que s'absenter quelques minutes pour aller aux toilettes, alors qu'il avait vu ses horaires de travail prolongés au dernier moment.

Ce n'est pas la première fois qu'une absence justifiée par une envie pressante vire au conflit entre employeur et salarié: en 2007, un boulanger autrichien avait décidé de retenir les pauses-pipi de ses salariés sur leur prime de vacances, avant de devoir faire machine arrière.

Trois ans plus tard, un syndicaliste du centre d'appels Téléperformance de Bordeaux avait dénoncé la pression des managers qui voyaient d'un mauvais oeil les salariés coupables de se lever trop souvent. Et écopé d'un avertissement, finalement levé aux prud'hommes.