Le nombre de ruptures conventionnelles entre employeurs et salariés a atteint un plus haut historique en juillet, selon des données du ministère du Travail. En juillet, 33 603 ruptures de contrats par consentement mutuel ont été homologuées, sur 36 204 demandes enregistrées par l'administration, selon la Dares, service des statistiques du ministère.

Ce record est survenu malgré l'entrée en vigueur de la convention d'assurance chômage le 1er juillet. Les nouvelles règles mettent à contribution les salariés touchant d'importantes indemnités de départ supra-légales, par exemple en cas de rupture conventionnelle. Ils devront désormais attendre jusqu'à 180 jours pour toucher leurs allocations, au lieu de 75.

Un précédent record en juin

Les ruptures conventionnelles avaient déjà battu un record en juin, avec 32 481 demandes homologuées. Mise en place en août 2008 par le gouvernement de François Fillon, la rupture conventionnelle permet à l'employeur et au salarié de rompre un contrat à durée indéterminé (CDI) d'un commun accord. Le salarié concerné a accès à l'assurance chômage.

Le dispositif a connu une forte croissance jusqu'en 2012, passant de 15 899 ruptures mensuelles en 2009 à 26 658 en 2012. Depuis, la hausse est plus modérée: en 2014, la moyenne mensuelle s'élève à 28 389. Fin 2013, 13% des demandeurs d'emploi indemnisés l'étaient après une rupture conventionnelle, contre 11,4% en 2011, selon l'Unédic.