A quand des campagnes de "testing" pour piéger et sanctionner les entreprises qui discriminent les candidats à l'embauche? La méthode consiste à envoyer deux candidatures identiques, si ce n'est sur le critère potentiellement discriminant: origine, âge, sexe, adresse, etc. L'ex-ministre du Travail François Rebsamen avait annoncé leur lancement à l'automne 2015, promesse réitérée par Manuel Valls pour "fin 2015".

Depuis, plus rien, jusqu'à une interview d'Emmanuel Macron au Parisience vendredi. Le ministre de l'Economie affirme vouloir "renforcer les pratiques de testing" au premier trimestre, donc avant la fin mars. Il souhaite également pénaliser les employeurs pris en faute. "Il faut être beaucoup plus dur, ce ne l'est pas assez dans la pratique", affirme-t-il, ajoutant que "testing et pénalisation, c'est la bonne méthode".

L'hôte de Bercy, qui organise vendredi après-midi une rencontre entre un millier de jeunes et des entreprises, prépare d'autres mesures "pour aider [les] jeunes à créer plus facilement leur business" et se rendra à Trappes, dans les Yvelines, en mars, selon Le Parisien. "Il y a en France des barrières mentales et réglementaires, c'est ça que je veux lever", déclare Emmanuel Macron, qui qualifie la République d'"aristocratie prétendument égalitaire, qui garde ses castes et ses séparations".