En cas de licenciement jugé abusif par les tribunaux, les salariés concernés sont indemnisés. Mais il est rare qu'ils soient aussi réintégrés.

Le Conseil des Prud'hommes de Valenciennes s'est prononcé en ce sens. Il vient de prononcer la nullité du licenciement de José Dessilly, cadre de l'entreprise Bombardier de Crespin (Nord), et d'ordonner sa réintégration, a-t-on appris ce 24 août auprès de la CGT et du PCF.

LIRE AUSSI >> Les prud'hommes en dix questions clés

Le collaborateur avait été remercié en juin par la direction de l'usine après un constat d'huissier rapportant qu'il avait "bloqué seul un camion lors d'une action collective contre les sanctions disciplinaires qui se sont multipliées contre des employés de Bombardier", a précisé le responsable régional des métallurgistes CGT, Ludovic Bouvier.

"Un droit fondamentale: le droit de grève"

José Dessilly était proche de la retraite et reconnu pour ses compétences, notamment des grands clients comme la RATP ou la SNCF", indique le secrétaire départemental du PCF, Fabien Roussel, dans un communiqué.

Ludovic Bouvier s'est dit "très satisfait d'une décision qui va dans le sens de la défense d'un droit fondamental, le droit de grève, qui était visé par la direction". Plusieurs mobilisations avaient eu lieu avant les congés annuels pour exiger la levée de la sanction.

Le cadre licencié sera réintégré "le 3 septembre" et la direction devra lui verser le salaire dont il a été privé depuis qu'il a été congédié, a encore précisé le responsable cégétiste.