C'est au tour de Fiat de se retrouver dans le viseur des juges chargés d'enquêter sur le scandale des moteurs diesel truqués. Ce mardi, une source judiciaire a indiqué que le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire le 15 mars pour "tromperie", concernant les dispositifs de contrôle aux émissions polluantes de véhicules diesel du constructeur italien.
Elle va être confiée à trois juges d'instruction du pôle santé publique. Cette procédure fait suite à un rapport de la Direction de la répression des fraudes (DGCCRF), transmis à la justice. Actuellement, outre Fiat-Chrysler, les dossiers de PSA (marques Peugeot, Citroën et DS), Volkswagen et Renault ont été transmis au parquet.
Opel exonéré du soupçon de tricherie
Ces deux derniers groupes sont désormais visés par des informations judiciaires pour "tromperie", tandis que Opel, récemment visée par une enquête, a été le premier constructeur à être exonéré du soupçon de tromperie sur les émissions de ses véhicules diesel.
Le 18 septembre 2015, le groupe Volkswagen avait été mis en cause par les autorités américaines pour avoir installé depuis 2009 sur ses véhicules diesel un logiciel destiné à frauder les tests d'homologation sur les émissions de NOx nocives. Le scandale a pris une dimension mondiale quand le géant allemand de l'automobile a reconnu avoir ainsi équipé 11 millions de véhicules dont 8,5 millions en Europe, et la DGCCRF s'était saisie de l'affaire en France.
