Le huitième épisode s'est achevé ce dimanche 30 novembre dans un bain de sang. On s'en doutait. La série produite par AMC se clôt régulièrement sur une séquence violente mais rien ne pouvait laisser présager une telle surenchère dans la brutalité et le gore... Et la mort de l'un de ses personnages les plus attachants, Beth, tuée bêtement à l'occasion d'un échange de prisonniers. Avant son retour en février 2015, la série adaptée de la bande dessinée de Frank Darabont et Robert Kirkman nous laisse une fois de plus traumatisés, engourdis et, il faut bien l'avouer, complètement accrocs.
La fin de la saison 4 avait laissé nos protagonistes dans une bien mauvaise posture. Pris au piège, Rick, Deryl, Bob et Glenn parviennent à s'enfuir avec l'aide de Carol. Retour à la case départ. Le danger rôde à tous les étages. Le groupe a assimilé qu'il ne pourrait jamais s'installer en lieu sûr. La bande, à nouveau réunie, trouve refuge dans un lieu de culte tenu par un prêtre cloîtré dans son église. Mais il faut avancer, coût que coûte.
Ce qui frappe dans cette saison, c'est son rythme lent, l'économie de dialogue et une sensation d'épuisement. Pratiquement tous les personnages de The Walking Dead ont désormais quelque chose à se reprocher et se murent dans le silence. Ces huit épisodes sont marqués du sceau de la culpabilité. Et le constat tragique est toujours le même. Ce ne sont pas les morts-vivants qui représentent la plus grande menace pour l'humanité mais bien les individus laissés à eux-mêmes qui sombrent les uns après les autres dans la sauvagerie la plus immonde. Les séquences de cannibalisme des premiers épisodes resteront à jamais gravées sur nos rétines. La preuve en images:
Au terme de huit épisodes sanguinolents, la promesse d'un remède inventée de toute pièce par un scientifique s'avère être un mensonge. La rescousse de Beth, capturée dans un hôpital sécurisé, se solde par un cuisant échec. Tout espoir s'est désormais évanoui. Rick et les siens sont encore condamnés à errer. A suivre...
