Pas une thune, pas un radis, pas un texto, pas une contribution à l' " heavy dance " : le sacre de Sophie Tith hier soir sur D8 ! Je sais, si tout le monde en fait autant ! Mais qui pourrait douter qu'un autre jour la demoiselle aurait pointé, quoiqu'il arrivât, ses quinquets dans nos pixels et sa voix androïde dans les waves de nos androïdes...
C'était juste tellement si fort que je trouve à peine décent de raquer si peu pour s'accorder le droit immoderé au décollage dans les courbures vocales, célestes, de cette " féenomène " ! Oui la fée Sophie m'a encore un peu déglingué hier soir, du tréfonds de mon âge qui deviendrait canonique à ne subir telle cure de jouvence. Une vrille en plein coeur... " La nuit je mens " comme dans la fleur de son âge distillée une goutte dense de poison noir.
Sophie Tith, elle, avait l'âge qu'on ne lui prêtera pas dans son interprétation, elle n'en avait plus, d'âge! Une prêtresse, de l'autre côté du miroir. Hier soir, du fond du tunnel de mon temps, j'ai pu imaginer l'esprit d'un Bashung ensorcelé planant dans les cintres, suspendu au voile sombre de cette voix pleine de sens dessus dessous, simplement là diffuse pour nous faire tressaillir de sa beauté profonde et terrifiante...
Quand on entend conjugués tant d'intelligence et de talent au service de tels ouvrages, modestement, je crois qu'on peut garder espoir. Si ça ne vaut pas un texto, ça peut valoir un petit texte!