Un dixième refus. Mark Chapman, meurtrier de John Lennon en 1980 à New York, s'est vu refuser sa dixième demande de liberté conditionnelle vendredi, d'après Press Association (PA) l'agence de presse britannique.

L'homme a été condamné en 1981 à perpétuité mais, ayant plaidé coupable, la justice américaine a prononcé une peine de sûreté de 20 ans. Depuis 2000, il est donc en droit de réclamer une liberté conditionnelle, ce qu'il a régulièrement fait. La dernière datait de 2016.

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Son audience avait lieu vendredi devant la commission des libérations conditionnelles de New-York. Mais la justice a refusé sa demande, qui "serait incompatible avec le bien-être et la sécurité de la société et déprécierait la gravité du crime".

Un faible risque de récidive, mais un meurtre soigneusement planifié

Dans le rapport de la commission, il est souligné que Mark Chapman présente un faible risque de récidive, mais cela n'est pas suffisant. "C'est le seul crime que vous ayez commis, mais cela ne minimise pas vos actes" passés, dit le rapport.

Le jury a rappelé au meurtrier de John Lennon qu'il avait "soigneusement planifié et exécuté le meurtre d'une personne mondialement connue dans le seul but de gagner en notoriété" ce qui atteste d'une certaine dangerosité pour la commission. "Vous avez montré un mépris total pour le caractère sacré de la vie humaine et la souffrance des autres. Ce fait reste une préoccupation pour ce jury".

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Yoko Ono, aujourd'hui 85 ans, avait assisté à la mort de son mari John Lennon. Elle a déclaré qu'en cas de libération de Mark Chapman, elle craignait pour sa vie, et pour celles des deux fils du leader des Beatles. L'assassin de John Lennon est détenu à la prison de haute sécurité de Wende, à Alden, dans l'État de New York. Il devra attendre deux ans avant de pouvoir à nouveau déposer une demande de libération.