Les chansons pour faire bouger les hanches sont toujours montées sur pile. Pas toujours érotiques. On laissait donc Julien Doré survolté lancer devant un parterre de jeunes filles son désormais célèbre "j'irai pisser sur tes hanches" avant qu'Olivia Ruiz nous reprenne par surprise avec les "hanches nutella" de son tube La Femme-chocolat.

Olivia Ruiz était la sensation de la soirée Saint Jean d'Acre qu'elle a dédiée d'emblée à Orelsan. C'est la seule artiste avec Anaïs, Cali (lire plus bas) et Chet à avoir pris la défense du rappeur. Ses collègues qui ont arpenté tous les plateaux de télévision pour la loi Hadopi et ont même interpelé le PS sont restés muets quant à l'annulation des concerts d'Orelsan depuis la polémique Sale P*** et à la volonté de museler le chanteurpourtant soutenu par la Ligue des Droits de l'Homme. Rien à voir? Voire!

Bref, Olivia Ruiz avec sa robe flamenco-french-cancan, son bustier boule à facettes et ses godillots a montré à la fois un côté guerrier de la scène - cette fille en a - et une sensualité très affirmée: jeu d'épaules, de regards et bien sûr de hanches. La chanteuse collectionne désormais quelques tubes et d'abord ce tonitruant J'aime pas l'amour écrit par Juliette, un morceau qu'elle a embrassé avec l'énergie du diable. J'traîne des pieds chanté du haut d'une balançoire ou Don't call me madam avec ses invités les Coming soon.

Le côté rock déglingue avec cuivres rutilants et univers plein d'épines - le pied de micro était aussi un pied de rosier - porte la marque de Mathias Malzieu de Dionysos qui a rejoint Olivia Ruiz pour un duo sur ressorts à la mécanique très Tim Burton. Christian Olivier des Têtes Raides, le rappeur Toan Blanc (le frère d'Olivia qu'elle va produire) ou Chet qu'elle a présenté comme le Gainsbourg des années 2000 étaient les invités de cette fête fière et familiale qui s'est achevée sous les étoiles exactement.