Le président socialiste de la région Centre, François Bonneau, a annoncé qu'il allait soustraire les 1500 euros correspondant au cachet du rappeur Orelsan de la subvention globale (360000 euros) allouée au Printemps de Bourges.

Dans une lettre à Daniel Colling, directeur du Printemps de Bourges, Sylvie Robert, secrétaire nationale PS à la Culture, se désolidarise du président de la région Centre et apporte son "soutien" au festival dans sa décision de maintenir le rappeur à l'affiche.

Estimant que le texte de "Sale pute" est "profondément inacceptable et choquant", le PS rappelle dans cette lettre qu'il "plaide de façon indéfectible pour la responsabilité et la vigilance" sur la question des "droits des femmes à la dignité". Il se dit également "profondément attaché à l'indépendance de programmation et de conception des directeurs d'institutions culturelles".

Le Prodiss, le syndicat des entrepreneurs de spectacles a "dénoncé" dans un communiqué la décision de la région. Il y voit "la prise en otage d'un festival du fait de ses choix artistiques", tout en estimant qu'il ne "cautionne aucunement les paroles de la chanson Sale pute, d'ailleurs non chantée sur scène".