Fakir. Non content d'être "coincé dans une armoire Ikea", le désormais célèbre fakir de Romain Puértolas pourrait bien rester coincé quelques temps à la première place de notre "Palmarès romans", place à laquelle il accède cette semaine avec 8000 exemplaires vendus (22 500 depuis sa sortie). Derrière le fakir, une sorte de statu quo, avec les sempiternels Amélie Nothomb, Jean d'Ormesson et Richard Ford, seul Jaume Cabré et son Confiteor (Actes Sud) parvenant à s'immiscer dans le Top 5. Seule entrée parmi les vingt premiers, Philippe Djian et son Love Song (Gallimard), sorti le 26 septembre en librairie et vendu à 2400 exemplaires en seulement quatre jours.
Palmarès des ventes de romans du 23 au 29 septembre:
Mythes. Côté Essais, l'été indien du Montaigne (Les Equateurs) d'Antoine Compagnon se poursuit et devrait franchir la barre symbolique des 100 000 exemplaires la semaine prochaine. Le philosophe est désormais talonné par un autre maître de la sagesse, le bouddhiste Mathieu Ricard, dont le Plaidoyer pour l'altruisme. La force de la bienveillance (Nil) bondit de la douzième à la deuxième place (4700 exemplaires écoulés sur la semaine). L'entrée la plus spectaculaire est signée Lorant Deutsch, qui se place d'emblée à la cinquième place avec son Hexagone. Sur les routes de l'Histoire de France (Michel lafon) fort de 3000 exemplaires vendus en quatre jours. Sans doute un simple début pour l'auteur de Métronome, qui avait séduit plus d'un million de lecteurs.
Et puisque nous parlons d'Histoire, notons la performance de Patrice Gueniffey, dont le volumineux Bonaparte (Gallimard), porté par une presse enthousiaste, se hisse à la vingtième place de notre palmarès Essais, talonné par deux ouvrages consacrés à la Première guerre mondiale, 1918, la terrible victoire (XO) de Max Gallo et Les Somnambules. Eté 1914 : comment l'Europe a marché vers la guerre (Flammarion), de Christopher Clark.
