Quatre ouvrages sur l'économie font une entrée groupée aux 20 premières places du palmarès. Le choix du premier d'entre eux, Le Capital au XXIe siècle, de Thomas Piketty (Seuil) à la 2e place, avec plus de 6000 exemplaires en une petite semaine n'est pas le moins surprenant. C'est en effet un pavé (près de mille pages) sur les inégalités. Un sujet ardu. Le propos? "Dès lors que le taux de rendement du capital dépasse durablement le taux de croissance de la production et du revenu -ce qui était le cas jusqu'au XXIe siècle-, alors le capitalisme produit mécaniquement des inégalités insoutenables, arbitraires, remettant radicalement en cause les valeurs méritocratiques sur lesquelles se fondent nos sociétés démocratiques. Des moyens existent pour inverser cette tendance, tout en repoussant les replis nationalistes ou totalitaires, mais la voie est étroite." Nous voilà prévenus.

Les trois autres entrants sont, avec des sensibilités très différentes: François de Closets (Maintenant ou jamais, Fayard, 6e), Viviane Forrester et son ouvrage posthume, La Promesse du pire (Seuil, 12e), Dominique Méda (La mystique de la croissance. Comment s'en libérer. Flammarion, 19e). Le premier dépasse les deux mille exemplaires, le dernier tangente le millier.

Côté romans, le palmarès bouge aussi, c'est de saison. On notera, parmi les dix premiers, l'exploit de Jean-Philippe Toussaint, qui déboule en 3e place (7000 exemplaires en trois jours) pour Nue (Minuit), juste derrière Amélie Nothomb et Jean d'Ormesson. Derrière lui, le novice Romain Puértolas (8e) fait un carton avec son Extraordinaire voyage du fakir qui est resté coincé dan une armoire Ikéa (Le Dilettante) : 6000 exemplaires en quinze jours, un score proche de celui de Céline Minard, 11e avec son western de papier, Faillir être flingué (Rivages).

Nous aurons tout le loisir de nous pencher plus sérieusement sur leur cas au cours de cette rentrée littéraire.

Palmarès des essais et documents. Ventes du 2 au 8 septembre:

Palmarès des romans. Ventes du 2 au 8 septembre: