Ce n'est plus seulement un phénomène d'édition, mais un phénomène de société : avec 91 000 exemplaires vendus entre le 8 et le 14 septembre, Merci pour le moment (Les Arènes), de Valérie Trierweiler, a atteint les 175 000 copies vendues à la mi-septembre (chiffres sans doute en deçà de la réalité, tant les ventes en ligne sont importantes. Si l'on ajoute les ventes de ces derniers jours, on ne doit pas être loin des 300 000 exemplaires, désormais...)

Evidemment, face à ce raz-de-marée, les chiffres de ses "poursuivants" paraissent un peu dérisoires. Saluons la très belle deuxième place de l'historien Paul Veyne avec Et dans l'éternité je ne m'ennuierai pas (Albin Michel, 3700 exemplaires écoulés entre le 8 et le 14 septembre) et les entrées spectaculaires d'Elisabeth Roudinesco pour son Freud (Seuil), de Pascal Quignard avec Mourir de penser (Grasset) et de l'insubmersible Alain Duhamel, avec son Histoire personnelle de la Vème République (Plon). Autre arrivée méritée, à la quinzième place : Gitta Sereny et sa Si jolie petite fille (Plein Jour), sur le destin de Mary Bell, criminelle à onze ans.

Côté romans, statu quo, avec un Emmanuel Carrère qui continue à vendre avec une sérenité papale 28 000 exemplaires de son Royaume par semaine (il en est à 84 000 au total), toujours talonné par Nos étoiles contraires de John Green et Amélie Nothomb. On trouve ensuite une série de "stars" qui ont écoulé autour de 5000 exemplaires entre le 8 et le 14 septembre : Frédéric Beigbeder, Eric Reinhardt, David Foenkinos, Olivier Adam... Enfin, on saluera l'entrée de Gauz et de son Debout-payé (Le Nouvel Attila), qui bénéficie d'une belle presse.