D'après une étude de l'institut d'études GfK Consumer Choices du 5 novembre dernier, l'effet " bandeau rouge" du prix Goncourt continue d'avoir un impact remarquable sur les ventes. 310 000 exemplaires du lauréat ont été vendus en moyenne entre 2005 et 2011, loin devant le Renaudot et le Femina (167 000 et 105 000), alors que de bonnes ventes pour un roman se situent autour des 2000 exemplaires. Le meilleur score de cette période est revenu aux Bienveillantes, de Jonathan Littell, en 2006, avec 503 000 exemplaires. Pour les analystes de GfK "Les prix littéraires confirment chaque année qu'ils sont des rendez-vous attendus des consommateurs et décisifs pour la tonicité du marché." Rejoignant ainsi l'intuition du juré André Billy, qui admettait malicieusement en 1969 que "La raison d'être des prix littéraires n'est pas de couronner des chefs-d'oeuvre mais de porter pour quelques jours la littérature au premier plan de l'actualité".

Le Sermon sur la chute de Rome, de Jérôme Ferrari, Goncourt 2012, doit donc trouver sa place dans cette hiérarchie, alors que le lauréat précédent, Alexis Jenni pour L'art français de la guerre, a été jugé plutôt décevant avec son score de 205 000. Pour l'instant, d'après Edistat, 65134 Sermon ont été vendus.

Par ailleurs, le cabinet Nomen avait évalué en 2008 la marque Goncourt à 15 millions d'euros (source Livres Hebdo).