Contrairement à d'autres auteurs pris en flagrant délit de plagiat, Etienne Klein a eu le courage de s'expliquer, chez lui, la semaine dernière, quitte à paraître souvent un peu embarrassé. Autour d'Étienne Klein, des photographies de Keith Richards, le plus destroy des Rolling Stones, et un vélo, témoin de sa passion pour le sport et la montagne (il a déjà participé à l'Ultra trail du Mont-Blanc).

"J'ai commencé à écrire Le Pays qu'habitait Albert Einstein il y a maintenant plusieurs années. J'ai pris beaucoup de notes de lecture et, en les intégrant à l'ouvrage, j'ai pu oublier qu'elles provenaient d'autres auteurs et croire qu'elles étaient de moi. C'est ce qui a pu se passer pour les emprunts à Bachelard, par exemple. Mon nouvel éditeur, Actes Sud, voulait un ouvrage assez littéraire. C'est peut-être pour cela que j'ai intégré un passage d'Aragon sans le citer.

"Je plaide coupable pour certains copier-coller"

Ce fut une erreur. Pour ce qui est des phrases empruntées à Zola, Philippe Claudel ou d'autres, cela est peut-être dû au fait que j'ai travaillé dans l'urgence vers la fin. A force de ne jamais refuser de proposition, je me suis démultiplié et j'ai fait feu de tout bois. D'ailleurs, je plaide coupable pour certains copier-coller dans mes chroniques, notamment celles données à La Croix au printemps 2016.

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J'aurais dû citer mes sources ou réécrire les extraits empruntés à d'autres. Certains textes destinés à la matinale de France Culture étaient parfois écrits la nuit précédente et, là aussi, j'ai pu aller un peu vite en besogne. J'aurais dû les relire avant de les publier en recueil. Il faut que j'apprenne à faire moins de choses à la fois."

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