Son nom fleure l'ouzo et l'hydromel, mais il est bien américain... Né en 1960 à Detroit dans une famille d'origine grecque, Jeffrey Eugenides publie son premier roman, Virgin Suicides, en 1993, avant de s'imposer avec le très homérique Middlesex (prix Pulitzer 2003). Une vraie merveille : sept cents pages boostées par l'ivresse contagieuse d'une prose qui mélange les genres et les époques. Les confessions d'un hermaphrodite, Calliope Stephanides, un étrange mutant qui croit être une fille... Middlesex est le récit de cette métamorphose et c'est aussi l'histoire du clan Stephanides, des Grecs que les vents de la diaspora poussèrent vers l'Amérique, au début du XXe siècle. La suite ? Une cascade de rebondissements, des transgressions à la pelle et un long travelling qui va du Bosphore au Michigan des sixties. Par un auteur surdoué, dont l'écriture s'enlumine comme une icône byzantine.