Ses parents agriculteurs et son petit frère ont beau être sourdsmuets, Paula, du haut de ses 16 ans, a une voix magnifique et peut envisager d'intégrer la chorale de Radio France, à Paris. Partira ? Partira pas ? Chantera ? Chantera pas ? Et le papa qui, malgré son handicap, se présente aux municipales... Et le beau gosse du lycée, qu'elle aime, mais avec qui elle s'engueule...

Décrit ainsi, cela ressemble aux Choristes mâtinés de La Boum -dont cette Famille Bélier devrait d'ailleurs se rapprocher au box-office. Et ce ne serait pas volé. Car cette histoire, imaginée par Victoria Bedos, n'a rien d'opportuniste et se révèle sincère.

Astreint par le langage des signes à un cadre serré, Eric Lartigau (Prête-moi ta main) se met humblement au service de ce "feel good movie" plein d'humour (Eric Elmosnino, au mieux de sa forme), d'émotion, de révélation (le César du meilleur espoir féminin sera donc attribué à Louane Emera) et de... Michel Sardou. Oui, cela fait bizarre. Mais interprété par Louane Emera, cela fait du bien. Comme ce film.