Des petits futés nord-coréens auraient piraté le système informatique de Sony Pictures pour empêcher la sortie de L'interview qui tue!, au motif que leur chef suprême, Kim Jong-un, s'y fait éparpiller façon mikado dans la stratosphère. Octroyant ainsi à ce "crime de lèse-majesté" une publicité d'enfer. La bonne blague. La seule, même.

Le film lui-même est un nanar bas de plafond de la plus grande navrance. Ecrit et réalisé par le tandem Seth Rogen-Evan Goldberg, déjà responsable de C'est la fin, il ferait passer un sketch de Jean-Marie Bigard pour du Billy Wilder, un concours de lancer de crottes de nez pour une finale de Wimbledon.

De quoi est-il question ? De deux charlots de la télé (Seth Rogen et James Franco) en goguette en Corée du Nord pour interviewer en exclusivité le dictateur et, accessoirement, le liquider en suivant les instructions de la CIA. Prétexte foireux à des gags pipi-caca et à des farces scabreuses à base de trous de balle et d'autres fariboles anatomiques désopilantes, avec un James Franco aussi fin qu'un coussin péteur. Tout ça pour ça...