Que serait Naomi Kawase sans le Festival de Cannes? La cinéaste japonaise y est "née" en 1997 avec Suzaku, sélectionnée à la Quinzaine des Réalisateurs (où elle revient en 2009 avec Hotaru) et récompensée de la Caméra d'or. Puis elle a fait son entrée en compétition en 2003 avec Shara, suivi par La forêt de Mogari, grand prix du jury en 2007, et Hanezu, l'esprit des montagnesen 2011. Cette présence cannoise apparaît indispensable à la vie de ses longs métrages car, à l'exception de son documentaire Genpin (2012), ses films qui n'ont pas connu les honneurs d'une sélection sur la Croisette sont restés inédits dans nos salles.
Enquête sur une île nippone
Dans Still the Water, la réalisatrice met en scène un garçon de 14 ans vivant sur une île nippone qui, lors d'une nuit de pleine lune, découvre un cadavre dans la mer et convainc sa petite amie de mener l'enquête pour percer le mystère entourant cette mort. Une véritable expérience initiatique pour tous les deux et leur entrée à marche quelque peu forcée dans le monde des adultes.
Habitués du cinéma asiatique pour avoir collaboré avec Shôhei Imamura (De l'eau tiède sous un pont rouge) et Nobuhiro Suwa (Un couple parfait, Yuki & Nina), les Français de Comme des cinémas coproduiront le film. Cela fait dix-sept ans que le Japon n'a pas remporté de Palme d'or, depuis L'anguille, d'Imamura.
