De Michael Haneke, avec Jean-Louis Trintignant, Emmanuelle Riva, Isabelle Huppert... - Sortie : 24 octobre
Le film en une phrase: Retour au cinéma de Trintignant chez le réalisateur du Ruban blanc.
L'enjeu: Il a tout gagné à Cannes mais n'hésite pourtant pas à revenir en compétition, où il a donc tout à perdre. Grand prix du jury en 2001 pour La pianiste, prix de la mise en scène, en 2005, pour Caché et Palme d'or 2009, pour Le ruban blanc, Michael Haneke participe pour la sixième fois à la course à la Palme, dont il n'est reparti bredouille qu'avec Funny Games et Code inconnu. Le cinéaste autrichien met cette fois-ci en scène un couple d'octogénaires, profs de musique à la retraite, dont la femme est victime d'un accident cérébral qui, en la laissant pour partie paralysée, va mettre à l'épreuve l'amour puissant qui unit ce duo depuis des années.
Pour incarner ce couple, Haneke a fait appel à deux comédiens rares au cinéma: Jean-Louis Trintignant (dont la dernière apparition remonte à Janis et John, de Samuel Benchetrit en 2002) et Emmanuelle Riva, l'inoubliable interprète d'Hiroshima mon amour, de Resnais, présenté à Cannes en 1959. Et pour jouer leur fille, il a fait appel à Isabelle Huppert, son interprète du Temps du loup et de La pianiste, qui lui avait valu l'un de ses deux prix d'interprétation, avec Violette Nozière. Et pour la petite histoire, c'était elle, la présidente du jury 2009 qui avait couronné Le ruban blanc d'une Palme.
L'info en plus: Jean-Louis Trintignant a fait ses premiers pas à Cannes en 1966 pour Un homme et une femme. Primé pour son interprétation dans Zen 1969, il y a présenté neuf autres longs en compétition: Mon amour, mon amour (1967), Disons, un soir pour dîner (1969), Ma nuit chez Maud (1969), Les violons du bal (1974), La terrasse (1980), Passion d'amour (1981), Rendez-vous (1985), Rouge (1994) et Ceux qui m'aiment prendront le train (1998).
