Dans "la polémique Roman Polanski", Alain Delon a choisi son camp. "Foutez la paix à Polanski!", a-t-il lancé, apparemment furieux, au Figaro, s'insurgeant contre les médias et les association qui "n'en finissent pas de traquer le réalisateur franco-polonais".

Roman Polanski, 83 ans, avait été nommé par l'académie des Césars pour présider la prochaine cérémonie, le 24 février prochain. Mais ce choix avait suscité une levée de boucliers et un appel au boycott de la cérémonie avait été lancé sur les réseaux sociaux. Ses détracteurs rappelant que le réalisateur avait été poursuivi en 1977 en Californie pour le viol présumé d'une adolescente de 13 ans. Leur pétition avait recueilli ce mardi plus de 61 000 signatures.

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Face à la polémique qui l'a "profondément attristé et a atteint sa famille", Roman Polanski a préféré renoncer, indiquait son avocat mardi 24 janvier. Sa nomination pour la présidence de la cérémonie "était un choix indiscutable (...) c'est l'une des plus grandes figures du cinéma mondial, et reconnu comme tel, avait commenté Alain Terzian, le président de l'Académie des Césars. Il a pris la décision souveraine de ne pas donner suite. Le reste appartient à chacun."

"Je n'irai pas, en solidarité avec Polanski"

La comédienne Anouchka Delon, fille d'Alain Delon, avait ensuite suggéré sur son compte Instagram que ce soit son père qui le remplace. "Il est LÀ le président des Césars. Ave lui!", a-t-elle écrit mercredi, accompagnant son message d'une photo de son père dans le costume de Jules César, qu'il incarna en 2008 dans Astérix et les Jeux olympiques.

"Non, non, non Il faut qu'elle arrête, a répondu Alain Delon, interrogé par le Figaro sur cet éventuel remplacement. Je n'irai pas. Et si je dois mettre les pieds dans le plat. Eh bien, je les mets (...) Si on me demandait de présider les Césars à sa place, je n'irais pas, en solidarité avec Polanski."