Sur les écrans, la guerre de La Guerre des boutons a commencé le 14 septembre avec la sortie du film de Yann Samuell. Ce mercredi 21 septembre, c'est la version de Christophe Barratier qui sera projetée. Si le public français n'y comprend pas grand chose, la presse internationale elle, s'étonne de cette guerre d'égos.
Les producteurs mis en cause
Pour le site espagnol EMOL, la guerre entre les deux villages dans l'histoire s'applique aux deux producteurs dans la vraie vie. Ils décrivent "un combat de producteurs de cinema, dont aucun n'est disposé à se rendre." Un constat que partage l'envoyée spéciale à Paris du New York Times. Majade La Baume explique cette guerre par la personnalité des deux hommes. Selon elle, Langmann -producteur du Barratier- est "effronté" et Du Pontavice -producteur du Samuell- est "indépendant".
Deux "Guerres", de la folie
Le Wall Street Journal déplore quant à lui la similitude entre les deux projets. Il illustre son propos avec une interview de Bertrand de Labey, le directeur de l'agence d'artistes Artmedia. Ce dernier évoque carrément "un manque de discipline dans le cinéma français."
Le plus incisif reste le Holywood Reporter, qui va jusqu'à parler de "folie cinématographique" de la part des réalisateurs. Il décrit les projets comme étant "inutilement couteux" et "trop simples". "Ces deux films sont de simples mises à jours et il est peu probable qu'ils atteignent le statut culte de la version de Robert" prédit Jordan Mintzer. A la fin de son article, le journaliste résume la situation: "une guéguerre qui peine à mettre en place un vrai combat".
Le conte avant tout?
Le Bucks Herald est un des seuls à être véritablement enthousiaste. Sur son site Internet, le quotidien britannique est enchanté par "un monde dessiné par les enfants dans lequel un boutons peut être un baiser, un cadeau ou un trophée de guerre." Le film est décrit comme "un conte pour enfant que tout le monde peut apprécier."
