Personne n'a oublié ce qu'il faisait le 11 septembre 2001... Et Josh Hutcherson encore moins. Car cet événement tragique provoqua, par ricochet, son envol hollywoodien. Intrigant, n'est-ce pas ? Alors voici l'histoire étonnante d'un p'tit gars du Kentucky -comme Depp ou Clooney- devenu grand. Un p'tit gars qui eut, très tôt, la vocation. Son père le rêve en joueur de base-ball, lui se voit en acteur. Et prend les choses en main.
"À 8 ans, j'ai décroché un rendez-vous dans une agence de mannequins enfants, à Cincinnati, puis j'ai rencontré un coach d'acteurs." Bluffé, ce dernier suggère à sa mère de partir à Los Angeles afin qu'il y tente sa chance. Mission impossible à l'époque. Jusqu'au 11 septembre 2001 donc, date à laquelle cette employée de Delta Airlines accepte l'offre de la compagnie : un break d'un an. La voilà à Hollywood avec son fils de 9 ans.
D'
"On s'est installés dans un hôtel et j'ai commencé à auditionner. Avec le recul, son geste me paraît dingue." Mais il confirme l'adage "qui ne tente rien n'a rien". Dès 2002, il squatte les écrans : Le pôle express, Le secret de Térabithia, Voyage au centre de la Terre... Puis Tout va bien! The Kids Are All Right accélère le mouvement, avant que Josh décroche un rôle dans Hunger Games.
Ce mois-ci, on le retrouve en compagnon de jeu, à la vie à la mort, de Jennifer Lawrence dans le troisième volet de la saga. Mais aussi dans le premier rôle principal de sa carrière : un surfeur amoureux de la nièce de Pablo Escobar, dans Paradise Lost. Benicio Del Toro, qui campe le trafiquant colombien, a d'ailleurs exigé sa présence avant d'accepter le film.
Le comédien garde la tête froide et s'est fixé une ligne de conduite peu commune chez les jeunes comédiens : "Je laisse s'éloigner ceux qui ne s'intéressent à moi que pour ma célébrité du moment et attends ceux qui ont vraiment envie de travailler avec moi." Ce p'tit gars du Kentucky n'a pas fini d'écrire son histoire.
