1. Parce que le film propose ENFIN des jeux nouveaux et pervers, dignes du premier opus. Certes, ces épreuves ne sont pas officielles, mais les pièges tendus sur le chemin à l'approche du Capitole par le président Snow assument très bien le surnom de "76e Hunger Games". Le règne de Snow est en train de fondre, mais sa noirceur brille comme jamais. Le script aussi, qui abrite des mines scénaristiques explosives et séduisantes.
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2. Parce que l'interprétation flirte avec l'excellence: l'ensemble du casting, Jennifer Lawrence en première ligne, se lâche enfin, au contraire des épisodes passés, et cette rébellion de l'interprétation coïncide avec celle des Districts dépeinte dans le film. L'actrice principale sanglote beaucoup certes, mais avec conviction. Donald Sutherland s'avère sublime en président Snow démoniaque. Julianne Moore, en présidente Coin tout aussi monstrueuse, n'a rien à lui envier. Peeta enfile la panoplie de Jack Nicholson dans Shining. Brrrr.

Josh Hutcherson
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3. Parce que la mise en scène de Francis Lawrence retranscrit à merveille le sentiment d'oppression de Katniss et de ses camarades, proies faciles dans les rues ravagées du Capitole. La caméra, au plus près de cette communauté de rebelles, immerge le spectateur dans les ruines fumantes. La séquence des égouts, lugubre, vaut le détour et accentue la sensation de claustrophobie. La photographie est sombre, bien sûr, comme tout chapitre final d'une saga en ce moment.

Liam Hemsworth
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4. Parce que c'est un film de guerre avant tout. A l'instar de The Dark Knight qui sublimait les codes du film de mafia dignes du Parrain, Hunger Games suit les pas du Jour le plus long, en suivant les pérégrinations de Katniss et de ses soldats dans une zone de conflits. Explosions, attaques, trahisons, diversions, traquenards. On a sauvé le soldat Hunger Games.
