Quand le film de Stanley Kubrick sort en 1987, tout le monde est un peu décontenancé -comme à chacun de ses nouveaux films, d'ailleurs. Là, c'est parce que le génie n'a rien pondu depuis Shining (1980) et qu'on l'attendait forcément avec un sujet épatant, un long-métrage révolutionnaire, un truc de fou quoi ! Et puis le voilà avec un énième film sur le Vietnam... Et de s'apercevoir que Kubrick n'est ni Coppola (Apocalypse Now), ni Cimino (Voyage au bout de l'enfer), ni Stone (Platoon). Kubrick reste Kubrick. Paraît-il qu'il voulait faire un film pour montrer à quoi ressemble vraiment la guerre... Le naturel fut le plus fort et c'est tant mieux. Kubrick focalise sur ses thèmes de prédilection : les illusions perdues, la rage du désespoir, l'inéluctabilité de la sauvagerie humaine. Et a effectivement pondu un truc de fou.