Leur affrontement ferait une belle tête d'affiche dans un film. Mais les règlements de comptes entre Sophie Marceau et Gérard Depardieu sont bien réels, alors que les deux acteurs français se retrouvent sur la Croisette.
C'est d'abord la membre du jury de ce 68e Festival de Cannes qui allume la mèche dans un entretien pour Society, la semaine dernière. "C'est un prédateur Depardieu, il faut qu'il bouffe tout et tout le monde", balance Sophie Marceau.
L'actrice lui reproche son comportement lors du tournage du film Police de Maurice Pialat en 1985: "Depardieu ne voulait pas que ça se passe bien entre son réalisateur préféré et moi. Il y aurait perdu de son autorité. Il s'est donc employé à nous monter l'un contre l'autre, Pialat et moi". Elle lâche un dernier petit tacle pour la route: "Gérard n'a ni foi ni loi. Ce qu'il défend c'est quoi? Lui et lui seul!".
"Pourquoi il n'y a que chez elle que l'on voit une culotte?"
L'intéressé a dans un premier temps calmé le jeu. Présent à Cannes pour défendre le film The Valley of Love, où il partage l'affiche avec Isabelle Huppert, Gérard Depardieu assure à Gala n'être "ni touché, ni choqué" par ces déclarations. "Elle était très jeune quand on a tourné ce film avec Pialat, et c'est vrai qu'à l'époque, j'étais un peu prédateur. Et un peu con aussi", reconnaît l'acteur.
Malgré un début de réponse policé, Gérard Depardieu ne craint pas de se montrer un peu virulent avec la membre du jury puisqu'il raconte se demander "pourquoi il n'y a que chez elle que l'on voit tantôt un sein, tantôt une culotte...". Une référence aux mésaventures de Sophie Marceau, victime sur les marches de Cannes d'une wardrobe malfunction qui a laissé entrevoir sa culotte, dix ans après avoir dévoilé par inadvertance un sein sur ce même tapis rouge.