C'est une frise qui date du Ve siècle avant J-C, représentant une scène d'une bataille mythique entre les centaures et les hommes. Une frise qui a été retrouvée au pied du Parthénon en 1788 par Louis François Sébastien Fauvel, et que la Grèce réclame au Louvre pour un prêt. À l'occasion des célébrations du bicentenaire de son indépendance en 2021, Athènes a demandé au musée parisien de lui prêter un morceau de la frise, a déclaré un responsable grec.
"Il y a une proposition (en vue d'obtenir ce prêt) de la partie grecque et elle est examinée de façon positive", a-t-il expliqué, parlant sous réserve d'anonymat. "Les détails vont être mis au point par les ministères de la Culture des deux pays. Il s'agit d'un échange provisoire", a-t-il précisé. En échange, la Grèce prêtera au Louvre une collection de bronzes anciens, selon l'agence de presse grecque ANA.
Ce prêt a été évoqué au cours de la rencontre jeudi à Paris entre le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis et le président français Emmanuel Macron, toujours selon l'agence ANA.
Refus catégorique du British Museum à Londres
Aux côtés de la Grande-Bretagne et de la Russie, la France a vaincu les forces ottomanes au cours d'une bataille navale décisive à Navarino en 1827, dans la guerre pour aider la Grèce à reprendre son indépendance.
Par la suite, les trois puissances ont été très présentes dans la politique grecque pendant les décennies qui ont suivi l'indépendance.
LIRE AUSSI >> Athènes défrise Londres
Le British Museum, à Londres, détient une collection beaucoup plus importante de frises du Parthénon, détachées du monument et emportées en 1806 par Lord Elgin, alors ambassadeur britannique à la cour ottomane et passionné d'art grec.
Grassement payés, les dirigeants ottomans en Grèce lui avaient accordé la permission de les emporter. La Grande-Bretagne considère donc qu'elles ont été légalement achetées.
Athènes, qui argue que la permission en question a été accordée par l'occupant et non par la Grèce, demande depuis deux siècles leur retour en Grèce, mais le British Museum a toujours refusé.
