1. On s'ennuie!
Pire qu'un épisode de Derrick, aussi coincée que les Victoires de la musique et beaucoup moins grandiose que son alter ego américain des Oscars... Qu'on se le dise, la cérémonie des Césars est le rendez-vous télé parfait pour faire un petit somme! On lui décernerait volontiers une statuette pour "l'émission la plus soporifique du Paf", et ce, depuis 1976 s'il vous plaît! La cérémonie présente un sévère problème de rythme. Les gagnants s'éternisent en larmes et enfoncement de portes ouvertes, le maître de cérémonie peine à placer un clin d'oeil humoritistique après ce déluge face aux regards contrits du public, les discours de remerciements sont dignes d'une séance à l'Assemblée.. Bref, il s'agit d'une cérémonie consensuelle bien plus tournée vers elle-même que vers les télespectateurs. Même Michel Blanc le dit d'abord!
Le truc malin? Regarder les meilleurs moments après coup.
2. De Caunes n'est pas drôle
Neuf ans de bons et loyaux services pour l'opiniâtre maître de cérémonie. Et il a beau dire que c'est la "der des der", on n'y croit guère. Pourtant, Antoine de Caunes EST drôle. Et pas seulement sur Twitter. Il l'a été maintes fois dans Nulle par ailleurs, et même dans Kaamelott! Mais aux Césars, rien à faire. "Caucau" perd systématiquement son mojo. Il faut dire qu'il est particulièrement ardu de faire rire un auditoire constipé (et dangereux, aussi). Lui-même s'en rend compte et aurait même soufflé le nom de l'acteur Laurent Lafitte pour le remplacer...
3. Il n'y a aucun suspense
L'Express n'est pas madame Irma. Ni Nostradamus et encore moins Akinator. Et pourtant, il est déjà en mesure d'annoncer l'heureux gagnant de cette 38ème cérémonie des Césars. Sans roulement de tambour, ce sera Michael Haneke et son très beau mais non moins déprimant Amour. Voilà, vous savez tout. Clap de fin!
4. Kevin Costner est complètement has been
Le théâtre du Châtelet rendra ce soir un vibrant hommage à l'immense Kevin Costner (rires). Mais en fait, c'était quand son dernier bon film? The Company Men, en 2010, me souffle-t-on. Mais pas dans un second rôle, je veux dire? Là, il faut tout de même remonter jusqu'en 1993 avec le Un monde parfait, de Clint Eastwood, où il campe à merveille le rôle d'un voleur récidiviste qui va se prendre d'amitié pour un petit garçon qui n'est autre que son otage. On en a encore les larmes aux yeux. Mais c'était il y a longtemps. Depuis, Kevin suit un peu le même parcours que notre Bayrou national: la traversée du désert.
5. Mieux vaut regarder les Oscars
Les Etats-Unis, on le sait, présentent une forte propension à faire les choses en grand. Un peu trop parfois. Mais pour le coup, la cérémonie qui récompense le monde du cinéma outre-Atlantique dimanche nuit vaut le coup d'oeil. Le Dolby Theater de Los Angeles, les robes, les star d'Hollywood, les paillettes et surtout le choix de Seth MacFarlane (réalisateur de l'irrévérencieux Ted) en tant que présentateur, la chanteuse Adele interprétant son superbe Skyfall; tout promet d'être mieux. BEAUCOUP mieux. C'est aussi ça, la Classe américaine. Et puis, pourquoi diable se borner à regarder la pompeuse cérémonie des Césars ce soir sur Canal alors qu'on peut la suivre dans un live autrement plus divertissant sur notre site?
