En dépit d'un contexte macroéconomique et géopolitique incertain, le CAC 40 parvient cette année à un peu mieux tirer son épingle du jeu que d'autres places boursières (-13,5 % contre -15,2% en Europe). Cette performance se confirme d'ailleurs sur des horizons de temps plus longs : +7,3 % sur dix ans pour le CAC 40 contre +5,4% pour le marché européen.
L'une des raisons de la résistance tient à la présence d'entreprises de croissance et de qualité, c'est-à-dire rentables et disposant d'un bilan solide, intervenant dans les secteurs du luxe (LVMH, Kering, Hermès), de la consommation courante (L'Oréal, EssilorLuxottica), de l'industrie (Air Liquide, Legrand, Eurofins Scientific) ou de la technologie (Dassault Systèmes, STMicroelectronics).
Toutes ces sociétés affichent de très beaux parcours boursiers sur dix ans (avec des gains compris entre 11% et 24% par an), grâce à leurs positions concurrentielles de premier plan, à des stratégies claires et bien exécutées et à des équipes de direction privilégiant le plus souvent le long terme.
Dans un contexte de taux bas, jusqu'à la fin de l'année dernière, ces sociétés ont connu, outre la croissance régulière de leurs résultats, une appréciation de leurs niveaux de valorisation. Avec la remontée des taux d'intérêt, un contexte international rendu instable par la guerre en Ukraine, l'inflation et les difficultés d'approvisionnement, plusieurs de ces belles valeurs ont subi des replis boursiers, davantage liés aux craintes des investisseurs qu'à une détérioration significative de leurs indicateurs financiers.
Les marchés devraient rester volatils encore quelque temps et ces valeurs françaises seront un terrain de chasse idéal. Malgré une croissance économique moins bonne que prévu, la chute des multiples de valorisation offre en effet une opportunité de saisir à bon compte de belles entreprises de croissance, dont le bilan solide permettra de traverser sans encombre le contexte actuel et offrir par la suite les bases d'un rebond durable.
Nous proposons trois idées de fonds, dont deux passifs, qui permettent de s'exposer aux actions françaises et qui sont notées positivement par la recherche Morningstar.

Infographie
© / Dario Ingiusto / L'Express
