La peur chez le tout-petit
Lors de son développement psychoaffectif, l'enfant est confronté, vers huit puis douze mois, à l'angoisse de la séparation et à la peur des nouveaux visages. Il a besoin d'être rassuré par ses proches pour accepter une nouvelle présence.
La peur peut aussi se déclarer chez le tout-petit lors de l'entrée en crèche ou tout simplement lors d'un bruit soudain, de l'allumage d'une lumière... Il convient alors de reconnaître sa peur. Il suffit de le toucher, de lui dire que l'on comprend qu'il ait eu peur et de lui expliquer ce qu'il vient de se passer. L'important est de ne pas nier la peur.
La peur chez l'enfant
Très souvent, c'est au moment de se coucher que survient la peur chez les enfants. Il s'agit de "l'angoisse de la petite mort" si bien décrite par Françoise Dolto. Les enfants sont en effet tellement pleins de vie qu'ils ont l'impression de perdre leur temps lorsqu'ils dorment. Le plus simple est alors de leur expliquer qu'après une bonne nuit de sommeil, ils seront encore plus en forme pour jouer dès le lendemain matin. Les rituels d'endormissement sont également très importants.
Pour les enfants qui se réveillent la nuit et qui ont tendance à faire des cauchemars, une petite organisation peut arranger les choses: une veilleuse pour se repérer et revenir à la réalité; un verre d'eau à disposition pour reprendre contact avec le réel; un carnet et des crayons pour pouvoir dessiner son cauchemar.
Dans tous les cas, la peur chez l'enfant est à respecter et à considérer, avec beaucoup d'affection, d'écoute et d'empathie. Lui permettre de l'exprimer l'aide souvent à la surmonter.
