N'est pas champion qui veut. Ce lundi 4 décembre s'est déroulé le championnat du mon de pâté-croûte, à Tain-L'Hermitage. Douze finalistes se sont affrontés en fin d'après-midi devant un jury composé de chefs, étoilés ou non, de Meilleurs Ouvriers de France et de précédents champions. Au terme d'une soirée animée, les résultats ont été annoncés: Chikara Yoshitomi l'emporte. Il travaille à L'Ambroisie de Bernard Pacaud, 3 étoiles Michelin, à Paris. Il succède à Jérémy Delore.

À LIRE >> Le retour en grâce du pâté en croûte

Chikara Yoshitomi est né au Japon et travaille depuis plusieurs années en France. Il a notamment évolué dans les cuisines du Taillevent et de la Maison Rostang, toujours à Paris, avant de rejoindre L'Ambroisie. Il a remporté le titre de champion 2017 grâce à un pâté en croûte de canard Colvert aux baies de genièvre.

En deuxième position, on retrouve un autre Japonais, Yoshiaki Sakaguchi -qui officie au Boudoir, à Paris-, avec un pâté de veau "de la tête aux pieds" et foie gras de canard. Un petit hommage au pâté de cochon "de la tête aux pieds" de Gilles Vérot? Enfin, Aurélien Vidal -restaurant Vidal, à Saint-Julien Chapteuil- ferme le podium avec son "Retour de Tuaille".

Le championnat est organisé tous les ans par la Confrérie du pâté-croûte. Plusieurs étapes de présélection de font entre le 1er juillet et le 1er octobre, et se déroulent à Tokyo pour l'Asie, à New York pour l'Amérique, et à Tain-L'Hermitage pour la France. Au terme de ce parcours, 12 candidats sont choisis pour la finale. Pourquoi "pâté-croûte" et non "pâté en croûte"? Parce que la Confrérie se situe dans la Drôme, et que c'est ainsi qu'on appelle ce produit charcutier là-bas.