Le Birkin, ce sac Hermès mythique lancé en 1984, est l'un des plus chers au monde. Jane Birkin a dénoncé dans un communiqué "les pratiques cruelles réservées aux crocodiles au cours de leur abattage pour la production des sacs portant (son) nom". La chanteuse et actrice de 68 ans a donc demandé à la marque de débaptiser l'accessoire disponible à la vente à partir de 33.000 euros.

Pointée du doigt, Hermès réagit aux accusations ce mercredi 29 juillet 2015. "Hermès respecte et partage son émotion et a aussi été choqué par les images récemment diffusées", indique la maison dans un communiqué, en référence à une vidéo de l'organisation de défense des animaux PETA.

Les images dénonçant les conditions de vie de ces animaux et des sévices lors de leur abattage ont été tournées dans un élevage de crocodiles au Zimbabwe, qui fournirait des peaux à Hermès pour ses sacs, et un élevage d'alligators au Texas, dont les peaux sont utilisées pour ses bracelets-montres.

"Une enquête est en cours"

"Une enquête est en cours dans la ferme du Texas", assure Hermès. "Tout manquement avéré sera corrigé et sanctionné", a indiqué la griffe, soulignant que cette ferme partenaire "ne lui appartient pas et que les peaux qu'elle fournit ne sont pas utilisées pour la fabrication de sacs Birkin". Le maroquinier affirme imposer "à ses partenaires les plus hauts standards dans le traitement éthique des crocodiles". "Nous contrôlons leurs pratiques et leur conformité avec les règles d'abattage fixées par les vétérinaires experts et par le Fish and Wildlife (organisme fédéral américain de protection de la nature) et avec les règles établies sous l'égide de l'ONU par la Convention de Washington de 1973", indique la maison de luxe.

Hermès assure par ailleurs que les déclarations de Jane Birkin "n'entament en rien l'amitié et la confiance" qui lient la mère de Charlotte Gainsbourg et de Lou Doillon avec la maison de luxe "depuis de nombreuses années".