Jane Birkin, qui avait demandé à Hermès de débaptiser le mythique sac en crocodile portant son nom, est "satisfaite des dispositions" prises par le groupe de luxe concernant le traitement de ces animaux, ont indiqué les deux parties dans un communiqué, le 11 septembre. Hermès indique que "pour répondre à l'émotion et aux demandes de précisions exprimées par Jane Birkin, la maison tient à réaffirmer son total engagement dans le traitement éthique des crocodiles élevés dans ses fermes partenaires".
Le groupe affirme qu'en "complément de ses inspections régulières depuis 10 ans", il "a mis en place un vaste et rigoureux programme d'audit auprès de l'ensemble de ses fournisseurs de peaux de crocodiles". Hermès précise également avoir "demandé que l'ensemble de ses fournisseurs aux Etats-Unis, y compris au Texas, appliquent" les standards "les plus exigeants", soit le document de référence en la matière.
"Un dysfonctionnement ponctuel"
Suite au film tourné par Peta, la maison reconnaît "un dysfonctionnement ponctuel lors de la procédure définie d'abattage" dans une ferme au Texas, qui a fait "l'objet d'un avertissement de notre part et d'une mise en garde en cas de non-respect des procédures recommandées. Tout nouvel incident entraînera l'arrêt immédiat de nos relations avec cette ferme", souligne le groupe.
Quant au Zimbabwe, les images tournées sont "antérieures au partenariat" d'Hermès avec cette ferme, et "certaines images ne proviennent pas de cet établissement." "Jane Birkin nous informe qu'elle est satisfaite des dispositions prises", selon la maison. L'agent de l'artiste a confirmé que cette dernière était "satisfaite".
De meilleures pratiques
Fin juillet, la chanteuse et actrice britannique Jane Birkin avait demandé à Hermès de "débaptiser le Birkin Croco, jusqu'à ce que de meilleures pratiques répondant aux normes internationales puissent être mises en place pour la fabrication de ce sac", un des plus chers au monde. Elle dénonçait notamment des "pratiques cruelles réservées aux crocodiles au cours de leur abattage".
Peta avait de son côté lancé en juin une campagne pour demander à Hermès de "cesser immédiatement d'acheter et d'utiliser des peaux exotiques". L'organisation de défense des animaux affirmait que les animaux "croupissent dans de sombres hangars ou dans de tristes fosses en béton et sont tués avant même d'avoir atteint l'âge adulte" et que "leur vie est aussi cauchemardesque que leur mort".