37. Votre dernier fou rire?

Ça ressemble à une scène de film. Un ami avait invité un de ses copains à déjeuner avec nous, un garçon originaire de Tarbes qui vit à New York. Je ne sais plus ce que ce Jean-Claude Van Damme pyrénéen a dit, mais j'ai recraché ce que j'étais en train de manger, comme Josiane Balasko dans Les bronzés font du ski...

2. Avez-vous déjà tout plaqué par amour?

Je ne m'imagine pas tout lâcher seule, mais changer radicalement de vie à deux, oui. C'est une idée qui vient avec l'âge, parce qu'on n'a plus envie de travailler comme des chiens. Avant, il était impensable que je quitte Paris. Aujourd'hui, je pourrais envisager de m'installer à la campagne, pour la qualité de vie.

4. Une matière que vous aimez toucher?

Mais c'est interdit! Il s'agit du shahtoosh, un fil qui se tisse comme le pashmina mais qui provient des poils de l'antilope du Tibet. C'est la laine la plus fine et la plus douce du monde, une merveille! J'ai la chance d'avoir un châle qui me sert de couverture en avion, de doudou, de paréo pour la plage...

1. "Les femmes sont sexy quand elles sont fortes", dixit Jodie Foster. D'accord ou pas d'accord?

Non, pour moi, les filles sexy ne sont pas fatales. Il s'agit plutôt d'une humeur légère, d'une envie de jouer avec ses atouts. Je crois surtout que le sexy est inné, on ne force pas sa nature.

44. Le défaut que vous revendiquez?

Le manque de ponctualité. Mais je suis guérie depuis que j'ai arrêté de conduire dans Paris. Ma voiture a longtemps été ma deuxième maison. Aujourd'hui, j'ai dix minutes de retard, mais je trouve cela moins impoli que d'arriver en avance.

49. Qu'aimeriez-vous que l'on vous offre pour un prochain anniversaire?

Une oeuvre d'art pour mes 50 ans, par exemple. Je rêve d'un tableau d'Elizabeth Peyton; pour l'instant, je me contente de son catalogue. Ou d'un triptyque de Massimo Vitali, ce photographe italien qui immortalise les plages bondées. A bon entendeur...

33. Vous comprenez qu'une histoire se finit quand...

Deux ans avant. Parce qu'il me semble qu'une rupture couve. J'ai vécu plutôt des histoires longues, donc, avant de rompre, j'ai vraiment besoin d'être convaincue qu'on ne peut pas sauver la relation. Si on trouve le bon, il faut s'accrocher. Je suis peut-être vieux jeu mais j'admire mes copines qui sont en couple depuis dix-huit ans.

La Question complémentaire

Qu'est-ce qui vous a donné envie de devenir productrice de documentaires?

Une interview de Claude Montana, lue dans W Magazine, il y a deux ou trois ans. Je me suis dit: quelle drôle de vie, quelle chute aussi! J'ai eu envie de réaliser le portrait des années 1980, cette époque de tous les excès, à travers ses créateurs. Les années 1990 et 2000 se sont ensuite imposées. C'est aussi un éclairage sur notre temps.