La petite fille par alliance de Diana Vreeland, Lisa Immordino Vreeland, consacre une exposition et un livre à la célèbre journaliste de mode. Portrait.
Son histoire
Née en 1903 au sein d'une famille de socialites anglo-américains, Diana Vreeland vit une enfance hors du commun parmi artistes, peintres et danseurs. Prise de passion pour la mode, elle rejoint l'équipe du Harper's Bazaar en 1937. Ses idées visionnaires lui assurent en 1963 le poste de rédactrice en chef de Vogue, qu'elle transforme en symbole ultime des "Silver Sixties", rassemblant des icônes de la décennie tels les Beatles, le photographe Richard Avedon ou le mannequin Veruschka.
Son style
Bohème, délirante, excentrique: la rédactrice était tout sauf modérée. Au cri de "trop de bon goût est ennuyeux", elle peint son bureau d'un hédoniste rouge écarlate, assorti à son rouge à lèvres, combine des vêtements aux formes épurées (elle vouait un culte à Balenciaga) avec des accessoires exotiques.
La muse
Grâce à Mrs. Vreeland, la mode élitiste devient un spectacle théâtral inscrit dans l'air du temps. Il n'est donc pas étonnant qu'elle continue d'inspirer. Sa dernière biographie en date, Diana Vreeland: the Eye Has to Travel, est un travail de recherche sur la personnalité et les motivations de la rédactrice, réalisé par la femme de son petit-fils, Lisa Immordino Vreeland.
L'exposition
Le Palazzo Fortuny, à Venise, lui consacre une rétrospective. Il s'agit d'un voyage à travers les influences qui ont nourri la créativité de Mrs. Vreeland, des Ballets russes à Cecil Beaton en passant par Maria Callas. On y retrouvera des objets appartenant à la famille et des reproductions de quelques-uns de ses projets de stylisme.
