Quelques jours avant l'ouverture du flagship de Banana Republic, marque phare aux Etats-Unis plutôt méconnue en France, son directeur artistique, Simon Kneen, répond à nos questions chez Spring, le bistrot chic de Daniel Rose lové dans la discrète rue Bailleul (Paris I). Veste bleu nuit, chemise en chambray, sourire affable et discours un brin corporate, le quadra d'origine anglaise affiche ce mélange de décontraction et de professionnalisme typique des New-Yorkais.
La plupart des Français ne connaissent pas Banana Republic. Pouvez-vous nous raconter son histoire en quelques mots?
A l'origine, Banana Republic est une marque de vêtements tropicaux, fondée en Californie par Mel et Patricia Ziegler, en 1978. Le couple, passionné de voyages, rapportait vestes sahariennes, shorts et pantalons cargo de ses expéditions. Gap a racheté l'affaire en 1983. Aujourd'hui, 30 ans plus tard, il existe plus de 600 magasins Banana Republic dans le monde, mais cet esprit safari est encore perceptible dans nos collections, surtout en été.
Banana Republic semble riche en basiques, mais pas forcément prête à suivre toutes les tendances...
Nous concevons des vêtements pour aller bosser. Notre force, ce sont les blazers bien coupés, les blouses en soie, les pulls en cachemire. Des pièces classiques que nous remettons au goût du jour, fabriquées dans des matières de qualité, avec une touche de sophistication. Ca sous-entend, effectivement, que nous ne suivons pas aveuglément toutes les nouvelles tendances, mais personnellement, je crois que beaucoup de marques sont allées trop loin dans cette quête effrénée de fast fashion. Chez Banana Republic, nous concevons de vrais vêtements, pour de vrais gens. Si vous avez besoin d'une belle chemise blanche, vous êtes sûr de la trouver chez nous.
Votre arrivée sur les Champs Elysées marque-t-elle le début d'une série d'ouvertures en France?
Pas pour l'instant. En Europe, nous avons commencé par nous implanter au Royaume-Uni, puis en Italie. Cela faisait longtemps que nous voulions ouvrir un magasin en France, mais la quête du bon emplacement a pris du temps. Nous ne voulions pas d'un endroit trop froid. L'espace de 1500 mètres carrés que nous ouvrons sur les Champs Elysées était, il y a longtemps, occupé par Le Figaro. Il est pour nous typiquement parisien, même si nous lui avons apporté notre sensibilité américaine.
Elettra Wiedemann, égérie de la marque, est l'héroïne de notre série mode cette semaine. Pour la voir, cliquez sur le lien ci-dessous:
