Palais de Christiansborg, le 17 mars 2015. Tranquille évidence, lorsque la reine des Pays-Bas, sculpturale icône, s'avance tous les regards convergent vers elle. Lumineuse Maxima, tout sourire, éblouissante.
Maxima, reine d'élégance
Pour ce dîner de gala, au palais de Christiansborg, qui ouvre son voyage officiel au Danemark, elle a choisi de porter la robe bleue qu'elle arborait le jour de l'intronisation de Willem-Alexander. Simple hasard ou volonté d'incarner un souvenir royal et particulièrement cher à son coeur?
Ce n'est pas tout! Fidèle à l'image élégante et si belle de ce fameux 30 avril 2013, elle a choisi le diadème d'une collection royale qui n'est pas avare de chefs-d'oeuvre. Une parure, elle date des années 1880, créée à partir d'un dessin d'Oscar Massin (1829-1892), composée en outre de boucles d'oreilles et d'une broche, pavée de plus de cinq cents diamants et de saphirs, de style néogothique et déjà arborée lors de l'avènement de son mari, Willem-Alexander.
Mary de Danemark prête pour la relève
Pas en reste, Mary de Danemark portait l'un de ses diadèmes favoris, on le voit souvent ceindre son joli front dans les soirées de gala. C'est là le présent de ses beaux-parents, le jour de son mariage avec le prince héritier Frederik.
De son côté, sa belle-soeur, Marie de Danemark, épouse du prince Joachim, arborait un diadème de feuillage en diamants, également offert par sa belle-mère, la reine Margrethe II, qui l'avait reçu en cadeau d'anniversaire de la main de ses parents, le jour de ses 18 ans.
Margrethe II, reine de la tradition
La souveraine danoise, enfin, demeurait fidèle à une parure dont les éléments, d'origines différentes, ont été portés successivement par les reines Louise, Alexandrine et Ingrid. Faisant partie des joyaux de la couronne, selon les voeux du roi Frederik VIII et de la reine Louise, ils ne peuvent être divisés ni vendus, et cela depuis 1910.
Créé en 1825 à Berlin, ce diadème est un cadeau de mariage du roi Friedrich Wilhelm III de Prusse à sa fille Louise lorsqu'elle épousa, en 1825, le prince Frederik des Pays-Bas. Il tomba dans la corbeille de sa fille aînée, Louise, reine de Suède et de Norvège, qui le transmit à son tour à sa seule fille survivante Louise, future reine de Danemark. Beau symbole des liens dynastiques profonds entre les deux royaumes.
Retrouvailles chaleureuses
Le matin même de l'arrivée du couple souverain néerlandais, c'est d'ailleurs la famille royale danoise au grand complet qui venait l'accueillir dans la joie et la bonne humeur. Accompagnés du ministre néerlandais des Affaires étrangères, Maxima et Willem-Alexander embrassaient chaleureusement, à l'aéroport de Copenhague Kastrup, Margrethe II, le prince consort Henrik, la princesse Benedikte soeur de la reine, les princes Frederik et Joachim et leurs épouses respectives, Mary et Marie.

La princesse Mary de Danemark embrasse la reine Maxima à son arrivée à Copenhague.
© / Robin Utrecht
Très élégantes comme de coutume, les deux princesses danoises portaient de discrets manteaux ceinturés aux tons neutres, beige pour la première, crème pour la seconde. Mary choisissait un bibi, une pochette, des gants violets et des escarpins beiges; Marie jetait son dévolu sur un chapeau, des souliers et une pochette.
Maxima, quant à elle, faisait sensation avec un manteau droit gris au bas des manches fendu, signé du designer néerlandais Claes Iversen, rebrodé de croix formées de pierreries bleues et même de vis et autres articles de quincaillerie. Mais nul n'a oublié la somptueuse révérence, parfaitement maîtrisée, à retenir pour les petites filles modèles, de Mary à Maxima! Quelques heures plus tard, les souverains néerlandais étaient reçus à déjeuner par le Premier ministre Helle Thorning-Schmidt au palais de Christiansborg.
Une visite sous le signe de la bonne humeur
Le lendemain, et à nouveau, reines et princesses se sont disputé la palme de l'élégance. Et c'est au Diamant Noir, à Copenhague, que Maxima et Willem-Alexander étaient invités par la reine de Danemark et le prince Henrik à un spectacle de danse contemporaine donné dans cette étonnante structure de verre, d'acier et de granit, siège de la bibliothèque royale.

La reine Margrethe de Danemark et la reine Maxima des Pays-Bas portent un toast à l'amitié néerlando-danoise.
© / Robin Utrecht
L'ICK Amsterdam, International Chroreographic Arts Centre for Contempory Dance, proposait Rocco, une création du chorégraphe italien Emio Greco et du Néerlandais Pieter C. Scholten, oeuvre tissée à partir du film Rocco et ses frères de Luchino Visconti, où de round en round, une Maxima, manifestement très impressionnée, passant du rire à l'émotion, pouvait voir des garçons, boxeurs puissants, évoluer en liberté sur un ring et devenir tour à tour ennemis, frères ou amants.
Durant trois jours, le roi et la reine des Pays-Bas auront séjourné au Danemark, ce pays libre de tous les possibles. Le but de ce voyage très officiel: renforcer les bonnes relations commerciales et la coopération entre les deux royaumes, notamment en ce qui concerne les énergies renouvelables et les soins de santé. Dans la joie et une bonne humeur décidément communicatives. En somme, la griffe Maxima.
