Elle est en colère: Emily Ratajkowski aimerait bien qu'on la prenne au sérieux même si elle dispose d'un physique et d'un décolleté avantageux. Dans le numéro du mois d'août du magazine Allure, dont elle fait par ailleurs la couverture, l'actrice s'offusque de l'hyper-sexualisation de la poitrine féminine.
Une vision du féminisme sexy
"Cela m'ennuie vraiment que les gens soient tellement offensés par les seins, explique celle qui a été révélée par le clip Blurred Lines, dans lequel elle dansait nue. C'est là que je réalise à quel point notre culture est foutue. Quand on voit des seins, nous ne pensons pas à la beauté et à la féminité, nous pensons à la vulgarité, à des images ultra-sexualisées."
Dans Allure, Emily Ratajkowski défend avec ferveur sa vision du féminisme sexy. "Si une femme décide d'être sexy, cela ne veut pas dire qu'elle n'est pas féministe. Nous devrions faire des choses pour nous. Si c'est le choix d'une femme, si cela la rend heureuse, eh bien c'est formidable. Tant mieux pour elle."
L'actrice, qui a tourné dans le film Gone Girl et fait une apparition dans la série Netflix Easy, juge que sa poitrine l'empêche de travailler. Dans le magazine Harper's Bazaar, elle dit être discriminée en raison de son physique.
"Il y a ce truc qui m'arrive: 'Oh, elle est trop sexy'. C'est comme un truc anti-féminin, les gens ne veulent pas travailler avec moi parce que mes seins sont trop gros, déplore-t-elle. Qu'y a-t-il de mal avec les seins? C'est une merveilleuse chose féminine qui mérite d'être célébrée. Ils sont bien gros, ils sont bien petits. Pourquoi cela devrait être un sujet?"
Certains détracteurs de la jeune femme de 26 ans pourraient plaider que son profil Instagram est bourré de photos de son décolleté ou de son postérieur, ce qui appellerait, forcément, à la discussion.
Des arguments qui ne convaincront jamais l'actrice. "Je n'ai aucun souci avec les critiques. Parce que je pense que cela illustre mon point de vue. Encore et encore", s'amuse Emily Ratajkowski.
