A l'approche du prochain record de longévité de règne de la reine Elisabeth II -le 9 septembre 2015, elle deviendra le monarque britannique à avoir régné le plus longtemps-, Ingrid Seward, rédactrice en chef du magazine britannique Majesty, revient dans son nouveau livre,The Queen's Speech: An Intimate Portrait Of The Queen In Her Own Words, sur les liens complexes entre la reine et son ex belle-fille Lady Diana.

En août 1987, la princesse Diana et la reine Elisabeth célèbrent l’anniversaire de la reine mère à Clarence House.

En août 1987, la princesse Diana et la reine Elisabeth célèbrent l'anniversaire de la reine mère à Clarence House.

© / Jayne Fincher/Getty Images

Une relation difficile

Les bonnes feuilles, publiées sur le Daily Mail, font le récit d'une relation difficile, minée par de nombreuses occasions manquées et trop peu de communication. D'abord considérée comme "l'une d'entre nous" selon les mots de la reine, Diana s'éloignera rapidement de sa belle-mère et de sa belle-famille après son mariage avec le prince Charles, devant la pression des médias et celle du protocole royal, qui lui paraissait souvent insupportable.

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Lady Diana, princesse de Galles et la reine Elisabeth ne se sont jamais comprises. Le nouveau livre d'Ingrid Seward fait état de leurs relations complexes.

La reine et sa bru ne se sont pas toujours comprises.

© / Tim Graham/Getty Images

Ingrid Seward explique que la reine se serait reprochée de n'avoir pas vu plus tôt le malaise de sa bru, de n'avoir pas su l'aider et éviter le naufrage du mariage de son fils aîné. Car pendant plusieurs années, un bras de fer opposera Diana et son mari. Si les agissements de la princesse de Galles, mûs par une détresse et un désespoir grandissants au fil des années, n'usent pas le flegme d'Elisabeth II, le prince Charles, lui, s'emportera parfois sous l'effet de la colère "Vous ne voyez pas? Elle est folle, folle, folle!" se serait un jour emporté l'héritier du trône au cours d'une conversation téléphonique avec sa mère.

"Quelqu'un a dû graisser les freins."

Après l'annonce officielle de la séparation du couple, dans un mélange de soulagement et de déception, la reine devant témoin: "Je pense que c'était la meilleure chose à faire". Nouvelle preuve du délitement de la relation entre les deux femmes lorsque survient l'accident de voiture de la princesse de Galles sous le pont de l'Alma à Paris, au petit matin du 31 août 1997. Incrédule, la souveraine aurait laissé échapper: "Quelqu'un a dû graisser les freins."

Ouvertement critiquée par une partie de la population dans sa gestion de la crise, la reine trouvera finalement les mots pour évoquer la mère de ses petits-fils, les princes William et Harry dans son discours télévisé. "Elle était une personne exceptionnelle. Dans les bons et les mauvais moments, elle n'a jamais perdu son sourire et son rire, et n'a jamais cessé d'inspirer les autres avec sa gentillesse. Je l'ai admirée et respectée, notamment pour la dévotion dont elle a fait preuve envers ses deux garçons."