Cela ne va sans doute pas améliorer sa réputation d'homme violent. Sur la scène du festival de Glastonbury, en Angleterre, Johnny Depp s'est laissé aller.

"Pouvons-nous ramener Donald Trump, ici?" demande-t-il à l'assemblée. "Je pense qu'il a besoin d'aide", lance l'acteur avant de prévenir. "Ça va se retrouver dans la presse et ça va être horrible, mais j'aime le fait que vous en fassiez partie. C'est quand la dernière fois qu'un acteur a tué un président?"plaisante-t-il, devant une foule conquise.

Une infraction criminelle?

Pour répondre à la question de Johnny Depp, c'est en 1865 que l'acteur John Wilkes Booth a assassiné le président Abraham Lincoln, au théâtre Ford, à Washington. Mais pour se prémunir de toute polémique, Johnny Depp finit tout de même par ajouter: "Je veux mettre les choses au clair, je ne suis pas un acteur, mon travail est de mentir."

Menacer le président des États-Unis est considéré comme une infraction criminelle, qui peut être punie de cinq à dix ans de prison et d'une amende maximale de 250 000 dollars. Johnny Depp sera-t-il inquiété? Les services secrets américains ont indiqué à ABC News être parfaitement au courant des déclarations de l'acteur. "Pour des raisons de sécurité, nous ne pouvons pas discuter des moyens que nous employons pour assumer nos responsabilités en matière de protection", ont-ils indiqué.

Accusé de violence et de mensonge

Voilà qui ne devrait pas inquiéter l'acteur, qui est par ailleurs au coeur d'une autre affaire très délicate: accusé de violences conjugales par son épouse Amber Heard, Johnny Depp avait réussi, au terme de nombreuses négociations, à clore le dossier, moyennant sept millions de dollars. Mais des documents publiés par The Mandel Group, en charge du management de l'acteur durant 17 ans, accusent Depp d'avoir été effectivement très violent envers son épouse et d'avoir menti de façon répétée aux autorités.

Alors que Johnny Depp semblait avoir rebondi plutôt facilement, il n'est finalement pas tout à fait sorti d'affaire.