"Aurélie Filippetti, dont je suis l'avocat, a chargé mon cabinet de poursuivre la violation inadmissible du droit dû au respect de sa vie privée et familiale", écrit dans un communiqué maître Vincent Tolédano, visant également "la violation du droit à l'image" dans son assignation. "La liberté de la presse à laquelle elle est attachée ne saurait justifier la publication non autorisée par le magazine Paris Match, au mépris de sa volonté de discrétion, de clichés volés surprenant des moments strictement privés d'intimité et de détente", ajoute-t-il en prévenant que sa cliente "entend que soit respectée sa dignité de femme et saisira la justice de tout manquement à ce droit fondamental".

Enceinte en maillot de bain

L'hebdomadaire paru ce jeudi 30 juillet 2015 montre en couverture la députée de Moselle et ex-ministre de la Culture et de la Communication enceinte, en maillot de bain sur la terrasse d'un hôtel, à Athènes. A ses côtés, l'ancien ministre de l'Économie, en polo et jean, est allongé sur une chaise longue. La légende de la photo, datée selon le journal du 28 juillet, proclame: "Montebourg Filippetti: la love story continue. Et bientôt le bébé".

Aurelie Filippetti enceinte d'Arnaud Montebourg annonce Paris Match.

Aurelie Filippetti enceinte d'Arnaud Montebourg annonce Paris Match.

© / Courtesy of Paris Match

"Sa grossesse était déjà connue"

Le directeur adjoint de la rédaction de Paris Match, Régis Le Sommier, a justifié la publication. "C'est totalement légitime ce que l'on fait. Avec Arnaud Montebourg et Aurélie Filippetti, on est face à un couple politique qui intéresse le public. On ne révèle rien, sa grossesse était déjà connue. Notre rôle est de raconter la vie des gens célèbres, c'est ce que nous faisons. Les photos ont été prises dans un hôtel en Grèce, on voit des gens autour: l'endroit est semi-public", a-t-il fait valoir.

En septembre 2014, l'hebdomadaire révélait la liaison entre les deux anciens ministres du premier gouvernement de Manuel Valls avec des photos volées prises à San Fransisco. Le couple avait déjà porté l'affaire devant la justice.