A 29 ans, Léa Seydoux fascine, émeut, séduit... Depuis La Vie d'Adèle d'Abdellatif Kechiche, elle fait régulièrement la Une de magazines. Depuis ce mercredi, elle est à l'affiche de Journal d'une femme de chambre de Benoît Jacquot. Retour sur ses différentes confessions à propos de ses parents, son travail ou ses relations amoureuses à travers ses récentes interviews.

Enfance: "J'étais de nature très mélancolique et solitaire, je sentais comme une distance entre le monde et moi. Adolescente, je me sentais un peu perdue, jamais à ma place..." Psychologies Magazine, 2013.

Ses parents: "Ce sont des individus exceptionnels. Mon père est un homme très doué qui s'est fait tout seul, qui a des valeurs fortes. Ma mère aussi, c'est une femme incroyablement ouverte sur les autres, sur le monde... J'ai des raisons de leur en vouloir en tant que parents, mais en tant qu'individus, ils m'inspirent beaucoup." Psychologies Magazine.

Le piston: "Mon grand-père (Jérôme Seydoux, PDG de Pathé, NDLR) n'a jamais manifesté le moindre intérêt ni levé le petit doigt pour ma carrière. Et jamais je ne lui ai demandé quoi que ce soit." Le Monde, février 2014

La timidité: "Je suis et je reste timide. Cela se voit d'ailleurs, je rougis pour un rien... Mais quand je joue un personnage, c'est très étrange, je suis à la fois moi et pas moi, je suis là, entièrement là, et en même temps absente." Psychologies Magazine.

"Dans les personnages que je joue c'est toujours moi dont il s'agit"


Ses idoles: "Marion Cotillard est impressionnante. Eva Green, je l'adore. J'aime son physique, ses gros seins, elle porte un mélange d'émotion et en même temps de distance un peu fermée." Grazia, mars 2015

La célébrité: "Je prends le métro, je vais au café. Ça va. La France est encore un endroit où la célébrité n'est pas un problème. Si ça en devenait un, ce serait dangereux, car j'ai besoin d'observer beaucoup pour pouvoir jouer d'autres vies que la mienne." Grazia.

La vie d'Adèle: "On ne va pas le cacher : le tournage a été dur, oppressant. J'avais envie de travailler avec Abdellatif Kechiche. C'est un metteur en scène à part, j'avais vu et adoré ses films, notamment l'Esquive. Mais très vite cela a été super compliqué. Un exemple: pendant la préparation, qui a duré neuf mois, j'ai décalé une fois un rendez-vous, et j'ai immédiatement reçu le coup de fil d'une assistante: 'Abdel te vire'. Il ne plaisantait pas. Il ne voulait plus me parler. Je suis arrivée au bureau et l'ai imploré de me reprendre. J'ai compris une bonne fois pour toutes qu'il ne fallait pas lui tenir tête." Télérama, 2013.

La nudité: "J'en ai l'âge, et cela ne me gêne pas de me montrer nue: le cinéma rend belles les imperfections." Madame Figaro, septembre 2013

Ses rôles: "Dans les personnages que je joue c'est toujours moi dont il s'agit." Allociné, mars 2015.

L'amour: "J'ai rencontré l'homme de ma vie, quelqu'un de pleinement présent à lui-même. Ça a été un coup de foudre en deux temps. Il y a quelques années, je l'ai fréquenté une première fois. Il était un peu jeune; moi pas très mature non plus et absorbée par mon travail. Bref, on s'était ratés. J'avais vaguement gardé contact avec lui. Un jour, nous nous sommes recroisés. Et là, je me suis dit: "C'est lui!" Paris Match, mars 2015.