Difficile de parler de tatouage en France sans mentionner le nom de Tin-Tin. Créateur du Mondial du Tatouage, du Syndicat national des artistes tatoueurs (SNAT), le Normand un brin bourru a largement contribué à la démocratisation de cet art dans l'Hexagone. Nous sommes allés le rencontrer dans son salon parisien, situé dans le quartier de Pigalle, curieux de découvrir l'ambiance de ce lieu prisé des tatoués du monde entier. Une boutique "bleu, jaune, rouge", qui "scintille comme un faisan" selon son propriétaire.
"Si tu peux être sérieux sans en avoir l'air, t'es le tatoueur idéal pour bosser ici", prône le maître des lieux, qui prodigue ses conseils de briscard -30 ans de tatouage- à plusieurs "apprentis". Dusty, dont le style oscille entre "dessins tout coloré" et réalisme, Maud Dardeau, qui tatoue chez Tin-Tin Tatouages depuis quatre ans et ne "bosse que du noir, dans l'esprit des gravures à l'ancienne". Pierre dit "Oked" travaille quant à lui essentiellement les lettrages et la typographie, motifs de plus en plus demandés par les clients.
