Dans une enquête du mois de septembre intitulée Chassez les molécules toxiques, 60 millions de consommateurs -qui pointe également du doigt, dans son numéro, les effets de la cigarette électronique- alerte sur une centaine de produits du quotidien qui peuvent s'avérer néfastes pour l'organisme. Et les cosmétiques ne sont pas épargnés.
En cause, plusieurs molécules auxquelles ont recours de nombreuses marques lors de la fabrication de leur produits, notamment à des fins de conservation.
Allergies, eczéma, résistance aux antibiotiques...
Parmi les molécules pointées du doigt, l'utilisation de paraben dans la conception de certains produits de beauté. Utilisés comme conservateur, cette molécule serait susceptible de modifier le fonctionnement du système hormonal et faciliterait le développement de cancer du sein. Elle est notamment présente dans de nombreux produits cosmétiques, maquillage compris, comme dans le fond de teint fondant L'Oréal Paris, relève le magazine.
Dans la même veine, le triclosan, aussi utilisé comme conservateur. L'usage régulier de produit contenant ce composant pourrait renforcer la résistance aux antibiotiques. Une molécule présente là où on ne s'y attend d'ailleurs pas forcément comme, par exemple, dans la mousse à raser Homme d'Avène ou encore le dentifrice Colgate, souligne l'enquête.
Des effets inconnus sur le long terme
Egalement utilisé en guise de conservateur, le phénoxyéthanol, à haute dose, peut être toxique, provoquant des problèmes de reproduction et de développement. Il est cependant présent dans plusieurs produits pour bébé comme les lingettes de la marque Nivea relève le magazine, qui précise encore que les effets, à long terme, de ces nombreuses molécules sont encore inconnus.
Enfin, l'isothiazolinone, -encore un conservateur- fragilise la flore de la peau et favorise l'installation d'un terrain allergique comme l'eczéma. La molécule est notamment présente dans les lessives et les crèmes pour les mains.
Un bon point cependant au rayon cosmétique, la transparence de l'étiquetage des produits de beauté -soumis à une règlementation stricte- est soulignée, au contraire de celui des produits de droguerie ou d'alimentation.
