En plus d'être désuet, le règlement du comité Miss France semble bien flou. Jade Voltigeur, élue Miss Martinique le 21 juillet dernier, a été disqualifiée en milieu de semaine pour cause d'un colibri tatoué sur l'omoplate gauche. La charte du comité Miss France ne tolère que les petits tatouage "non voyants".

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Sauf qu'une autre candidate, Kleofina Pnishi, élue Miss Provence, a vu sa participation validée alors qu'elle aussi porte un tatouage au poignet. Une différence de traitement soulevée par les internautes.

Une question de signification

En réponse, la déléguée du comité régional Provence a expliqué que le tatouage de Kleofina Pnishi représentait le "prénom de sa soeur et la date de son décès survenu l'année dernière". Lydia Podossenoff a justifié sa volonté de maintenir la candidature de la jeune femme en raison du "lien fort et inséparable", qu'il représente.

Contactée par Le Parisien, Sylvie Tellier a nié la polémique. "On autorise les petits tatouages discrets pour que les jeunes femmes ne soient pas pénalisées au concours Miss France, dans les concours internationaux, voire en cas de contrat d'égérie", explique-t-elle. "Dans le cas de Miss Martinique, il s'agissait d'un tatouage assez gros pour qu'il pose problème. D'ordinaire, lorsqu'ils ont un doute, les délégués m'envoient une photo pour que je leur donne mon avis. Dans ce cas, je n'ai même pas eu à intervenir. Pour Miss Provence, son tatouage est tout à fait réglementaire", a encore déclaré la directrice du comité Miss France.