Les consommateurs sont de plus en plus vigilants sur la composition des produits qu'ils consomment au quotidien et exigent plus de transparence de la part des marques. Après le scandale lié aux sels d'aluminium présents dans nos déodorants, soupçonnés d'être directement liés au développement du cancer du sein, c'est au tour de la composition de nos dentifrices d'être passée au crible.
LIRE AUSSI >> EN IMAGES. Quinze déodorants sans sels d'aluminium à tester
Selon une étude réalisée par "Hello Products", marque américaine spécialisée dans la production de soins bucco-dentaires naturels et vegans, certains ingrédients comme le propylène glycol ou la saccharine pourraient être toxiques pour l'Homme. Des résultats mis en exergue dans un spot "An Inconvenient Tooth", un titre qui fait écho au long-métrage consacré à la question du réchauffement climatique "An Inconvenient Truth".
Des ingrédients soupçonnés d'être toxiques
La vidéo énumère les ingrédients présents dans nos dentifrices traditionnels dont le propylène glycol, utilisé dans certains cosmétiques pour remplacer la glycérine ainsi que dans l'industrie aéronautique comme antigel. L'utilisation de la saccharine, ancien édulcorant artificiel pose également question, soupçonnée de détruire les micro-organismes de notre intestin.
LIRE AUSSI >> Huile de coco, charbon végétal: comment blanchir ses dents naturellement?
Le dioxyde de titane -aussi nommé E171- est lui aussi pointé du doigt. Cette substance qui contient des nanoparticules serait présente dans 271 dentifrices dont 59 pour enfants sur les 408 étudié par l'association Agir pour l'environnement. Déjà en janvier 2017, un rapport publié par l'Institut national de la recherche agronomique (Inra) mettant en évidence la dangerosité du dioxyde de titane -aussi nommé E171-, un autre composant utilisé pour rendre les dents plus blanches présent dans plusieurs dentifrices.
L'étude menée sur des rats révélait que l'exposition orale à la substance provoquait un affaiblissement du système immunitaire et que 40% des rongeurs présentaient des lésions précancéreuses dans le côlon. L'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) saisit au début de l'année jugeait nécessaire de conduire, "selon des modalités et un calendrier à définir, différentes études nécessaires à la parfaite caractérisation du danger associé au E171". Un complément d'informations qui pourra confirmer les éventuels risques de la substance. En attendant, l'association Agir pour l'environnement réclame "l'élargissement de l'arrêté de suspension du dioxyde de titane à tous les produits qui peuvent être totalement ou partiellement ingérés : dentifrices et médicaments".
